Qu'est-ce que la lutte intégrée (IPM) ?
La lutte intégrée, ou Integrated Pest Management (IPM), est une approche raisonnée de la lutte antiparasitaire. Plutôt que de tout miser sur un traitement chimique, elle articule plusieurs leviers — prévention, surveillance, méthodes physiques et mécaniques, et produits biocides seulement quand c'est nécessaire. L'objectif n'est pas « zéro nuisible à tout prix », mais de maintenir les populations sous le seuil où elles causent une nuisance, avec le moins d'impact possible sur la santé et l'environnement.
Ce cadre est défini par des institutions de référence : la FAO, le ministère de l'Agriculture et l'INRAE. C'est sur ces principes que repose notre façon de travailler.
Nos 5 étapes
- 1
Identifier précisément l’espèce
Tout commence par une identification rigoureuse : l'espèce, l'ampleur, les zones touchées et les voies d'entrée. Une erreur d'identification, c'est un traitement inadapté. On inspecte, on documente, on confirme avant d'agir.
- 2
Agir d’abord sur les causes
Un nuisible s'installe parce qu'il trouve nourriture, eau et abri. Avant tout produit, on traite ces causes : sources alimentaires, points d'eau, fissures et passages (l'exclusion). C'est ce qui évite la réinfestation.
- 3
Surveiller et fixer un seuil d’intervention
On met en place une surveillance (pièges de monitoring, inspection) pour mesurer la pression réelle et décider quand et où intervenir. On ne traite pas « au cas où » : on traite quand c'est justifié.
- 4
Combiner les méthodes, le chimique en dernier recours
On privilégie le mécanique et le physique (aspiration, vapeur, chaleur, pose de pièges, colmatage). Le produit biocide n'intervient qu'en dernier recours, ciblé, et uniquement avec des produits autorisés (AMM délivrée par l'ANSES).
- 5
Contrôler le résultat
Une intervention sérieuse ne s'arrête pas au traitement. On planifie un contrôle de suivi pour vérifier l'efficacité, traiter les éventuels survivants (par exemple les œufs éclos) et confirmer que le problème est réglé.
Le produit chimique : utile, mais en dernier
Beaucoup pensent qu'une intervention « sérieuse » veut dire « beaucoup de produit ». C'est l'inverse. Le biocide est un outil parmi d'autres, employé de façon ciblée quand la prévention et les méthodes physiques ne suffisent pas. Quand nous l'utilisons, ce sont uniquement des produits autorisés, dont la mise sur le marché a été évaluée par l'ANSES. Aucun surdosage, aucun traitement préventif « au cas où ».
Ce qui est obligatoire, ce qui est une bonne pratique
Pour rester transparent, nous distinguons clairement deux choses :
- Obligation N'utiliser que des produits biocides autorisés (évaluation ANSES, cadre du règlement européen 528/2012) et respecter la réglementation Certibiocide encadrant leur usage professionnel.
- Obligation Respecter les délais et consignes de sécurité après application (aération, réintégration des lieux).
- Bonne pratique Procéder par étapes (diagnostic, prévention, contrôle de suivi) plutôt que par un traitement unique.
- Bonne pratique Prévoir un ou plusieurs passages de contrôle selon l'espèce.
Comment ça se passe, concrètement
En pratique, une intervention suit toujours le même fil : un diagnostic pour identifier et mesurer le problème, un devis détaillé communiqué avant toute intervention, le traitement combinant les méthodes adaptées, puis un contrôle de suivi. Vous savez à chaque étape ce qui est fait et pourquoi.
Selon le nuisible concerné, les protocoles diffèrent (les punaises de lit ne se traitent pas comme les rongeurs ou les frelons). Retrouvez nos guides par nuisible — par exemple punaises de lit, rats et souris ou frelons et guêpes — et, en cas d'infestation, demandez un devis gratuit.