Chenilles processionnaires : identifier, traiter, prévenir

Les chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne (Thaumetopoea processionea) sont des nuisibles dont les poils urticants présentent un risque sérieux pour la santé humaine et animale. La période de danger s'étend de janvier à avril pour le pin, d'avril à juillet pour le chêne. Chiens et chats peuvent développer une réaction grave en quelques minutes après contact avec les poils ou les nids.

2 espèces
Pin et chêne — risques distincts
Jan → juil
Période danger cumulée des deux espèces
Décret 2022
Classées officiellement nuisibles en France
Risque urticant — ne pas manipuler Les poils des chenilles processionnaires contiennent de la thaumétopoéine. Contact avec la peau : irritations, démangeaisons. Contact avec les yeux : conjonctivite. Pour les chiens et chats : risque de nécrose de la langue. Ne jamais manipuler les nids ou les chenilles à mains nues.

Pin ou chêne : deux espèces, deux calendriers de danger

Les deux espèces sont visuellement proches mais présentent des cycles distincts. Connaître la différence permet d'intervenir au bon moment et de protéger efficacement jardins, enfants et animaux.

Critère Processionnaire du pin Processionnaire du chêne
Nom scientifique Thaumetopoea pityocampa Thaumetopoea processionea
Arbre hôte Pin, cèdre, mélèze Chêne
Période de danger Janvier à avril Avril à juillet
Nid Blanc nacré, en bout de branche Blanc cotonneux, dans le feuillage
Zone principale Sud, Centre, progression vers le Nord Nord, Est, Île-de-France, Normandie

Que faire en cas de contact avec des chenilles processionnaires ?

Les poils urticants peuvent provoquer une réaction en quelques minutes. Ce protocole s'applique pour les humains comme pour les animaux de compagnie.

  • 1 Ne pas frotter — le frottement enfonce les poils microscopiques dans la peau et aggrave l'irritation.
  • 2 Rincer abondamment à l'eau froide courante pendant 10 minutes minimum.
  • 3 Appliquer du ruban adhésif sur la zone atteinte pour retirer les poils restants.
  • 4 En cas de contact oculaire : rincer 15 minutes à l'eau claire et consulter un médecin sans délai.
  • 5 Pour un chien ou un chat : appeler un vétérinaire en urgence sans attendre l'apparition des symptômes — voir chenille processionnaire et chien.

Questions fréquentes sur les chenilles processionnaires

  • Est-ce que les chenilles processionnaires sont dangereuses ?
    Oui. Les chenilles processionnaires contiennent de la thaumétopoéine, une protéine urticante logée dans des poils microscopiques. Le contact provoque des irritations cutanées, des conjonctivites et des réactions respiratoires. Pour les chiens et chats, le contact avec la langue peut entraîner une nécrose des tissus. Depuis le décret du 25 avril 2022, elles sont officiellement classées nuisibles pour la santé en France.
  • Quelle est la période de danger pour les chenilles processionnaires ?
    Pour la processionnaire du pin, la période de danger s'étend de janvier à avril : les chenilles descendent au sol en procession de janvier à mars. Pour la processionnaire du chêne, elle est active d'avril à juillet. Les nids de soie dans les arbres sont visibles dès l'automne précédent.
  • Que faire en cas de contact avec des chenilles processionnaires ?
    Ne pas frotter. Rincer immédiatement la peau à l'eau froide et au savon pendant 10 minutes. Utiliser du ruban adhésif pour retirer les poils restés sur la peau. En cas de contact oculaire, rincer à l'eau claire 15 minutes et consulter un médecin. Les antihistaminiques soulagent les démangeaisons. Pour un animal, appeler un vétérinaire en urgence sans attendre les premiers symptômes.
  • Pourquoi ne faut-il pas écraser les chenilles processionnaires ?
    Écraser une chenille processionnaire libère un nuage de poils urticants microscopiques dans l'air, qui peuvent rester actifs dans l'environnement pendant plusieurs mois. Il faut ramasser les chenilles avec protection (gants, masque FFP2) ou un aspirateur, et ne jamais les écraser à mains nues ni balayer une procession au sol.
  • Quel est le prédateur naturel de la chenille processionnaire ?
    La mésange est le principal prédateur naturel : un couple de mésanges charbonnières consomme jusqu'à 500 insectes par jour. Les guêpes ichneumons (parasitoïdes) pondent dans les chenilles et régulent les populations. L'installation de nichoirs à mésanges est recommandée par l'ONF pour les jardins proches de pins ou de chênes.